Une nouvelle alliance vise à exploiter le potentiel du manioc pour lutter contre la faim et la pauvreté

Le Programme de recherche du CGIAR sur les racines, tubercules et bananes (RTB) et le Partenariat mondial pour le manioc au 21e siècle (GCP21) ont uni leurs forces afin d’augmenter les efforts visant à accroître la production de manioc dans certains des pays les plus pauvres du monde et d’exploiter pleinement son potentiel pour prévenir la faim, améliorer la nutrition et réduire la pauvreté.

Le manioc, une plante tropicale à l’origine du tapioca, est consommé par plus de 800 millions de personnes à travers le monde. La production de manioc est en hausse dans la plupart des pays d’Afrique et d’Asie, en grande partie grâce à la demande provoquée par la croissance de la population et l’industrie alimentaire. Les experts en développement ont cité le manioc comme une culture vitale pour le 21e siècle en raison de sa capacité de résistance en réponse au stress climatique. Il est cependant décimé dans certaines régions africaines par la maladie de la striure brune (CBSD selon son acronyme en anglais) et la maladie de la mosaïque.

Le GCP21 et RTB se sont associés afin de faciliter les efforts de lutte contre ces maladies et d’améliorer la production du manioc et ses débouchés sur les marchés. Les deux organisations travaillent avec un large éventail d’institutions pour la recherche agricole, des organismes de développement et d’autres partenaires, en visant à renforcer le niveau de coopération et d’engagement pour faire face à ces menaces.

« Le manioc est plein de promesses pour nourrir le monde, mais il est également menacé par de nombreux ravageurs et maladies. Le temps est venu de faire équipe au niveau mondial afin d’optimiser les investissements scientifiques et techniques, de combler les failles en matière de recherche et développement, et de se préparer aux changements climatiques. L’alliance entre RTB et le GCP21 assurera le niveau de coopération que ces défis exigent », a déclaré le directeur du GCP21 Claude Fauquet.

Lancé en 2012, RTB rassemble l’expertise et les ressources de cinq centres de recherche agricole dédiés à l’amélioration de la vie des petits agriculteurs des pays en développement. Deux de ces centres – le Centre international d’agriculture tropicale (CIAT) et l’Institut international d’agriculture tropicale (IITA) – sont des leaders mondiaux dans la recherche sur le manioc pour le développement. Le GCP21, créé en 2002, est une organisation multi- partenaires qui milite pour la recherche sur le manioc dans des domaines clés, et réunit ses membres pour une action ciblée, la collecte de fonds et de la communication.

Pour Graham Thiele, le directeur du RTB, « le GCP21 rassemble une large participation et une connaissance scientifique approfondie. Je suis très heureux d’être en mesure de consolider cette alliance et nous nous réjouissons de faire de grandes choses ensemble. »

Le GCP21, dont le secrétariat est basé au CIAT, organise une conférence scientifique internationale triennale pour examiner les progrès effectués, ainsi que des réunions ciblées sur des questions critiques pour l’amélioration du manioc, sa production et son utilisation. Ses activités récentes incluent la création d’une alliance mondiale pour déclarer la guerre aux virus du manioc, l’évaluation des options pour la conservation des variétés locales et importantes de manioc en Afrique, et le développement d’un système d’alimentation du bétail à base de manioc en Afrique.

RTB soutient le développement de variétés de manioc bio-fortifiées et résistantes aux maladies de la part de ses centres participants et de leurs partenaires. RTB soutient également un effort important destiné à étudier le génome et les métabolites de la plante, et à utiliser cette information pour améliorer les programmes d’amélioration génétique. La nouvelle alliance s’appuiera sur l’expérience longue d’une décennie que le GCP21 compte en termes de réseaux, de lobbying et de communication au profit de la recherche sur le manioc.

Pour davantage d’informations, veuillez contacter : c.fauquet@cgiar.org ou g.thiele@cgiar.org